Opossum est le nom commun de divers mammifères marsupiaux de petite et moyenne taille. Il existe plus de 60 espèces différentes d’opossum.

Bien que beaucoup désignent le manikou comme des « opossums », le terme se réfère techniquement à une classification des marsupiaux vivant en Australie, en Nouvelle-Guinée et à Sulawesi.

Bien que le manikou préfère les forêts de feuillus avec des sources d’eau proches comme les ruisseaux ou les marais, il s’adapte parfaitement à l’habitat et présente une très forte faculté de survie, quelle que soit la condition.

Les opossums ont une durée de vie très courte, généralement trois ans ou moins dans la nature, où ils doivent faire face aux prédateurs et aux voitures. En captivité, ils peuvent vivre deux fois plus longtemps.

 Caractéristiques

Le manikou vit principalement dans les Antilles, entre autre en Martinique et se caractérise par une longue queue nue, un long museau pointu, des pouces opposables dans les mains et les pieds et des oreilles nues. La taille des opossums varie de celle d’une petite souris à celle d’un gros chat domestique. Il mesure habituellement de 53 à 90 centimètres de longueur (incluant la queue) et pèse entre 1,8 et 6,8 kg.

Leur corps est recouvert d’une fourrure blanc-grisâtre. En de rares occasions, il peut être de couleur noire, brune ou albinos. Le manikou est un animal solitaire, et sauf pendant la saison de reproduction, on les voit rarement ensemble. L’opossum n’est pas très territorial. Il se déplace constamment et cherche de la nourriture à différents endroits.

Le manikou est généralement nocturne et s’alimente toute la nuit. Mais il n’est pas rare de voir un opossum en plein jour, surtout par temps froid. Le manikou n’a ni une bonne vue ni une bonne ouïe. Cependant, il a un odorat aiguisé qui le guide dans son aventure de chasseur de nourriture.

Les opossums sont omnivores, donc ils mangent une grande variété de plantes et d’animaux. Leur alimentation normale se compose de charogne, de rongeurs, d’insectes, d’escargots, de limaces, d’oiseaux, d’œufs, de grenouilles, de plantes, de fruits et de céréales. Ils mangent aussi de la nourriture humaine, des restes de table, de la nourriture pour chiens et pour chats. Si la nourriture est comestible et accessible, l’opossum le mangera.

Le manikou est un excellent grimpeur et passe une grande partie de son temps en altitude. Il s’aide avec ses griffes tranchantes qui creusent dans l’écorce, et par sa longue queue préhensile qui peut être utilisée comme membre supplémentaire. L’opossum niche dans les trous des arbres ou dans les tanières faites par d’autres animaux.

Mange n’importe quoi, vit n’importe où

De nombreuses espèces qui dépendent d’un seul type de nourriture ou qui préfèrent fortement un certain habitat, comme les milieux humides, font face à un danger lorsque le monde qui les entoure change. Ce n’est pas le cas avec le manikou.

Il se débrouille très bien avec les humains ou dans les bois, surtout parce qu’il mange de tout. S’il croise une carcasse alors qu’il s’amuse dans sa quête nocturne de nourriture, il s’en mêle. S’il trouve des larves, c’est l’heure de la bouffe. Même les ordures ménagères satisferont sa faim.

Sinon, il peut se précipiter vers un arbre fruitier et, avec sa queue de singe, cueillir des fruits à l’extrémité des branches minces. Le manikou est fait pour dévorer les écrevisses, les vers de terre, les œufs, les grenouilles, les oiseaux, les petits mammifères et les serpents.

L’indésirabilité a ses avantages

L’opossum ne se vante pas d’avoir une place au sommet de la chaîne alimentaire, mais il n’a pas non plus peur d’être mangé. Heureusement pour l’espèce, il n’est pas une entrée populaire sur les menus humains, bien que certains habitants du Sud de la Martinique participent occasionnellement à des « opossums et patates douces ».

Introduite dans les États occidentaux pendant la Grande Dépression comme source de nourriture bon marché, la population de manikou s’est rapidement répandue mais n’est jamais devenue un aliment de base. Il a déjà été mentionné dans Joy of Cooking. Les experts ont suggéré de piéger l’animal, si possible, de lui donner « du lait et des céréales pendant 10 jours avant de le tuer » et de servir la viande avec des feuilles de navet.